Deux membres du Laboratoire CinéMédias obtiennent des bourses doctorales du FRQ

Ched­ly Bou­ghe­dir et Lisa-Andrée Méli­nand ont été sélectionné·es par­mi les réci­pien­daires du concours de Bourses de doc­to­rat en recherche du Fonds de recherche du Qué­bec (FRQ) pour leurs pro­jets respectifs.

Pho­to : Fonds de recherche du Québec

Deux membres de l’équipe du Labo­ra­toire Ciné­Mé­dias, Ched­ly Bou­ghe­dir et Lisa-Andrée Méli­nand, ont été sélectionné·es par­mi les réci­pien­daires du concours de Bourses de doc­to­rat en recherche du Fonds de recherche du Qué­bec (FRQ) pour leurs pro­jets respectifs.

Du glitch en bande-dessinée

Tra­vaillant en recherche-créa­tion sous la direc­tion d'André Gau­dreault et en codi­rec­tion de Phi­lippe Marion (Uni­ver­si­té Catho­lique de Lou­vain), Ched­ly Bou­ghe­dir s'intéresse à la notion de glitch, soit l'erreur ou la défaillance dans l'outil ou l'image numé­rique. Il arti­cule cette réflexion autour de la bande des­si­née, une dis­ci­pline à tra­vers laquelle il explore les défauts d'impression et de numé­ri­sa­tion, ain­si que les erreurs de géné­ra­tion d'images pro­duites par l'intelligence artificielle.

L’artiste-chercheur affirme que la bourse lui offre « l'occasion de déve­lop­per [sa] recherche dans des condi­tions opti­males, et de dis­po­ser du temps et de l'énergie néces­saires pour éla­bo­rer une méthode fon­dée sur le glitch, qui inter­roge les outils numé­riques de pro­duc­tion d'images, dont l'IA générative ».

« Elle me per­met­tra éga­le­ment d'investir davan­tage dans la recherche-créa­tion, tant sur le plan du maté­riel de pro­duc­tion que sur l'envergure des œuvres que je réa­lise, des œuvres qui abordent le sujet de l'erreur numé­rique dans le cadre de la bande des­si­née, un art qui se fait le témoin de l'évolution de l'image, de ses formes impri­mées à ses formes numé­riques », poursuit-il.

Cinéma thérapeutique

Lisa Andrée Méli­nand déve­loppe, quant à elle, dans le cadre de son doc­to­rat sous la direc­tion de San­tia­go Hidal­go, le pro­jet Ciné­Care. Celui-ci com­prend plu­sieurs chan­tiers de recherche-créa­tion autour du ciné­ma thé­ra­peu­tique, de l’accessibilité et des expé­riences situées de récep­tion, dans une pers­pec­tive cri­tique. L’un d’entre eux est Strea­mAc­cess, « un pro­to­type expé­ri­men­tal de pla­te­forme de dif­fu­sion ciné­ma­to­gra­phique acces­sible », pré­cise-t-elle, conçu pour explo­rer des outils de média­tion et de vul­ga­ri­sa­tion autour de films dits thérapeutiques.

« L’enjeu, pour moi, est de ne pas pré­sen­ter le ciné­ma thé­ra­peu­tique comme une pres­crip­tion uni­ver­selle ou comme une simple caté­go­rie de films qui “font du bien”, mais plu­tôt d’étudier les condi­tions concrètes dans les­quelles cer­taines œuvres peuvent deve­nir ou non des espaces plus habi­tables, acces­sibles et rela­tion­nel­le­ment justes pour dif­fé­rents publics », pour­suit la doctorante.

Cette der­nière se dit pleine de gra­ti­tude envers le FRQ, affir­mant que cette bourse repré­sente pour elle « une recon­nais­sance impor­tante, mais aus­si des condi­tions concrètes pour pour­suivre la thèse, les publi­ca­tions, les outils métho­do­lo­giques et les col­la­bo­ra­tions liées à CinéCare ».

Rap­pe­lons que les pro­jets de recherche de Lisa-Andrée Méli­nand et Ched­ly Bou­ghe­dir avaient été mis en valeur sur le site Web du labo­ra­toire, dans des por­traits res­pec­ti­ve­ment rédi­gés par Lou Andry­siak en 2023, et Oli­vier Du Ruis­seau en 2025.