André Gaudreault au congrès de l'Afeccav 2025

Le fon­da­teur du Labo­ra­toire Ciné­Mé­dias était invi­té au congrès de l’Association fran­çaise des ensei­gnants et cher­cheurs en ciné­ma et audio­vi­suel (AFECCAV), à Caen, en France, pour explo­rer « la rela­tion de l’écrit à l’image », des « pre­miers temps » du ciné­ma à l’ère de l’intelligence arti­fi­cielle générative.

Pho­to : Phi­lippe Del­val et Caen la Mer | Ins­ti­tut Mémoires de l'édition contem­po­raine, à l'Abbaye d'Ardenne de Caen

Dans le cadre du 13e Congrès inter­na­tio­nal de l’Asso­cia­tion fran­çaise des ensei­gnants et cher­cheurs en ciné­ma et audio­vi­suel (AFECCAV), André Gau­dreault a don­né, le 19 juin 2025, une confé­rence en ligne sur les liens entre l’écrit et l’image à l’ère de l’intelligence arti­fi­cielle (IA) géné­ra­tive. Le congrès, qui se tenait à l’Institut Mémoires de l’édition contem­po­raine, à l’abbaye d’Ardenne, à Caen, en France, a réuni des dizaines de chercheur·ses du monde francophone.

Inti­tu­lée Du lit­té­raire à l’intelligence arti­fi­cielle, en pas­sant par le fil­mique : les men­tions écrites des invites d’IA au poste de com­mande, la confé­rence a per­mis au pro­fes­seur Gau­dreault de revi­si­ter cer­taines de ses théo­ries mar­quantes, notam­ment celles expo­sées dans Du lit­té­raire au fil­mique (1988), en rap­pro­chant les « pre­miers temps » actuels de l’IA de ceux du cinéma.

« En cette ère tout récem­ment inau­gu­rée où l’intelligence arti­fi­cielle (l’IA) génère désor­mais des images en mou­ve­ment, force est de consta­ter que le Verbe n’a pas fini de régner sur le monde des images », a-t-il écrit dans le résu­mé de sa com­mu­ni­ca­tion. « En effet, bien que ces images soient géné­rées par l’IA, c’est l’écrit — sous forme d’une invite, d’un prompt — qui demeure au poste de com­mande. Étu­dier la rela­tion de l’écrit à l’image dans ce que j’appelle l’“IA géné­ra­tive des pre­miers temps” m’a pous­sé à dres­ser de fas­ci­nants paral­lèles avec les “pre­miers temps” du ciné­ma. Cette étude m'amène aus­si à reve­nir à des théo­ries que j’avais éta­blies dans l’ouvrage qui aura mar­qué, il y a près de 40 ans, mes propres “pre­miers temps” en tant que cher­cheur (Du lit­té­raire au fil­mique. Sys­tème du récit). Ce “retour théo­rique” a éga­le­ment coïn­ci­dé avec le retour dans ma vie de l’artiste qui avait conçu la cou­ver­ture de cet ouvrage et dont le plus récent tra­vail à titre d’artiste en rési­dence dans mon labo­ra­toire de recherche, aidé cette fois par des outils d’IA, nous per­met de consta­ter com­ment l’intelligence arti­fi­cielle pro­cède ou, plu­tôt, résiste à pro­cé­der à cette écri­ture finale d’une œuvre que consti­tue le montage. »

La cap­ta­tion de la pré­sen­ta­tion d’André Gau­dreault est désor­mais dis­po­nible en ligne.

Fon­dée en 1997, l’AFECCAV regroupe des enseignant·es-chercheur·ses titu­laires, des doctorant·es, des docteur·es non titu­laires ain­si que des professionnel·les de l’audiovisuel fran­co­phone, sur­tout en France. Son but est de déve­lop­per l’enseignement supé­rieur et de valo­ri­ser la recherche aca­dé­mique dans le sec­teur. Elle publie éga­le­ment la revue Mise au point, qui pro­pose divers dos­siers thé­ma­tiques inter­dis­ci­pli­naires consa­crés à l’esthétique, à l’histoire, à l’économie et à la socio­lo­gie des écrans.