Le fondateur du Laboratoire CinéMédias était invité au congrès de l’Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel (AFECCAV), à Caen, en France, pour explorer « la relation de l’écrit à l’image », des « premiers temps » du cinéma à l’ère de l’intelligence artificielle générative.

Olivier Du Ruisseau
Dans le cadre du 13e Congrès international de l’Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel (AFECCAV), André Gaudreault a donné, le 19 juin 2025, une conférence en ligne sur les liens entre l’écrit et l’image à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) générative. Le congrès, qui se tenait à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine, à l’abbaye d’Ardenne, à Caen, en France, a réuni des dizaines de chercheur·ses du monde francophone.
Intitulée Du littéraire à l’intelligence artificielle, en passant par le filmique : les mentions écrites des invites d’IA au poste de commande, la conférence a permis au professeur Gaudreault de revisiter certaines de ses théories marquantes, notamment celles exposées dans Du littéraire au filmique (1988), en rapprochant les « premiers temps » actuels de l’IA de ceux du cinéma.
« En cette ère tout récemment inaugurée où l’intelligence artificielle (l’IA) génère désormais des images en mouvement, force est de constater que le Verbe n’a pas fini de régner sur le monde des images », a-t-il écrit dans le résumé de sa communication. « En effet, bien que ces images soient générées par l’IA, c’est l’écrit — sous forme d’une invite, d’un prompt — qui demeure au poste de commande. Étudier la relation de l’écrit à l’image dans ce que j’appelle l’“IA générative des premiers temps” m’a poussé à dresser de fascinants parallèles avec les “premiers temps” du cinéma. Cette étude m'amène aussi à revenir à des théories que j’avais établies dans l’ouvrage qui aura marqué, il y a près de 40 ans, mes propres “premiers temps” en tant que chercheur (Du littéraire au filmique. Système du récit). Ce “retour théorique” a également coïncidé avec le retour dans ma vie de l’artiste qui avait conçu la couverture de cet ouvrage et dont le plus récent travail à titre d’artiste en résidence dans mon laboratoire de recherche, aidé cette fois par des outils d’IA, nous permet de constater comment l’intelligence artificielle procède ou, plutôt, résiste à procéder à cette écriture finale d’une œuvre que constitue le montage. »
La captation de la présentation d’André Gaudreault est désormais disponible en ligne.
Fondée en 1997, l’AFECCAV regroupe des enseignant·es-chercheur·ses titulaires, des doctorant·es, des docteur·es non titulaires ainsi que des professionnel·les de l’audiovisuel francophone, surtout en France. Son but est de développer l’enseignement supérieur et de valoriser la recherche académique dans le secteur. Elle publie également la revue Mise au point, qui propose divers dossiers thématiques interdisciplinaires consacrés à l’esthétique, à l’histoire, à l’économie et à la sociologie des écrans.
