cinEXmedia

Contribuer au bien-être à l’ère des écrans. Un partenariat portant sur les enjeux sociétaux, pédagogiques et thérapeutiques de l’expérience cinématographique dans une perspective inclusive

L’objectif de ce pro­jet de parte­nar­i­at est de con­solid­er et d’étendre un pro­gramme de recherche – fondé en 2018 sous le nom de CINEX au Lab­o­ra­toire CinéMé­dias de l’Université de Mon­tréal – qui étudie la fonc­tion et les bien­faits éventuels de l’expérience ciné­matographique auprès de dif­férents groupes de pop­u­la­tion (enfants, aînés, per­son­nes ayant une défi­cience visuelle) et dans dif­férents con­textes (par exem­ple à l’école, en milieu hos­pi­tal­ier, ou encore chez soi avant de s’endormir). Rassem­blant un groupe inter­dis­ci­plinaire d’experts de sept pays, le parte­nar­i­at CINEXMEDIA entend met­tre sur pied des ini­tia­tives de recherche et de col­lab­o­ra­tion orig­i­nales qui auront un impact sur l’éducation et la santé.

Ce parte­nar­i­at répond à un besoin cru­cial, à savoir la mise en place d’une approche théorique, his­torique et empirique de la créa­tion d’expériences ciné­matographiques et de con­tenus écraniques des­tinés aux étab­lisse­ments sco­laires et aux étab­lisse­ments de san­té, ain­si que l’étude, dans une per­spec­tive inter­sec­to­rielle, des principes sous-jacents – comme le rythme – qui struc­turent ces expéri­ences. Il dotera une nou­velle généra­tion de chercheurs de la for­ma­tion, des out­ils et des ressources néces­saires pour étudi­er le dénom­i­na­teur com­mun de l’ère des écrans qu’est l’expérience ciné­matographique, et ce, dans tous ses aspects (cog­ni­tifs, neu­rologiques, psy­chologiques, physiques, cul­turels, esthé­tiques et tech­nologiques). Grâce à la com­plé­men­tar­ité des visions, des besoins et des exper­tis­es qui leur sont pro­pres, les mem­bres du parte­nar­i­at et les chercheurs issus de dis­ci­plines con­nex­es (en par­ti­c­uli­er des sci­ences de l’éducation et des sci­ences de la san­té) con­tribueront à une réé­val­u­a­tion des pos­si­bil­ités de l’expérience ciné­matographique qui per­me­t­tra de mieux com­pren­dre le rôle et la place des écrans dans nos sociétés numériques, par le biais de démarch­es de recherche inter­sec­to­rielle nova­tri­ces. Nos travaux sur les envi­ron­nements de cov­i­sion­nement numériques con­tribueront égale­ment à lut­ter con­tre l’isolement vécu par cer­taines com­mu­nautés mar­gin­al­isées, tan­dis que les recherch­es et les activ­ités rel­a­tives à l’utilisation des tech­niques d’audiodescription et des médias inclusifs vien­dront accroître l’accessibilité aux con­tenus écraniques de dif­férents groupes de spec­ta­teurs générale­ment mar­gin­al­isés par l’économie audio­vi­suelle. Toutes ces ini­tia­tives s’inscrivent ain­si dans une approche inclu­sive et inter­sec­to­rielle de l’expérience ciné­matographique, afin d’en étudi­er les bien­faits psy­choso­ci­aux, péd­a­gogiques et thérapeu­tiques, de même que pour met­tre en place des paramètres clairs visant à amélior­er le bien-être de la pop­u­la­tion en général, à une époque où l’exposition aux écrans et aux médias audio­vi­suels a con­sid­érable­ment augmenté.

Les deux axes de ce parte­nar­i­at – « Sci­ence des écrans » et « Ciné­ma inclusif » – englobent un large éven­tail de sujets de recherche qui per­me­t­tront de génér­er de nou­velles con­nais­sances révo­lu­tion­naires sur les bien­faits de l’expérience ciné­matographique ain­si que sur les effets socié­taux, péd­a­gogiques et thérapeu­tiques des écrans. Par le biais d’une inté­gra­tion croisée de la réflex­ion uni­ver­si­taire et de la recherche sur le ter­rain, le parte­nar­i­at per­me­t­tra de combler le fos­sé entre, d’une part, les sci­ences de l’image et cer­tains con­textes de récep­tion encore peu étudiés, et, d’autre part, les sci­ences de la san­té et les sci­ences humaines et sociales. Le pre­mier axe de recherche – la sci­ence des écrans – a comme objec­tif prin­ci­pal d’intégrer de nou­velles dis­ci­plines dans l’étude des effets de l’expérience ciné­matographique, en exam­i­nant la manière dont les sci­ences de la san­té ont jusqu’à main­tenant abor­dé la ques­tion. Le deux­ième axe de recherche – le ciné­ma inclusif – étudiera l’intégration du ciné­ma et des tech­nolo­gies audio­vi­suelles dans dif­férents secteurs de la société. Cet axe se con­cen­tr­era sur trois con­textes peu explorés en ce qui a trait à l’expérience ciné­matographique et à l’apprentissage de la lit­tératie visuelle : les étab­lisse­ments d’enseignement pri­maire, sec­ondaire et col­lé­gial, les étab­lisse­ments de san­té (dont les cen­tres de soins de longue durée) et les groupes mar­gin­al­isés (telles les per­son­nes ayant une inca­pac­ité audi­tive ou une défi­cience visuelle).